York Höller (1944)Signals

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York Höller (1944)Signals

Message par gluckhand le Jeu 19 Jan - 6:57

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Voici un disque passionnant qui fait découvrir l'univers personnel de Höller, sûrement un cd qui restera un classique important de notre époque par son interprètation .Höller, né en 1944, élève et de StoKhausen et de Henze, puis de Boulez , mais tout en étant influencé par ces compositeurs et la découverte de cette nouvelle musique de différents horizons, avec ce mélange de sonorités venues d'autres pays., il y a un côté ludique et aussi une véritable offrande musicale chez Höller, dans la plus pure tradition de Bach.Outre ce qu'il apporte de très  personnel , un fond de respect ,de tradition et une étonnante appropriation de certains classiques, ainsi  dans Fanal ou Signals,ils sont permanents ces signaux,une sorte de concerto pour trompette et orchestre , outre le perpetuel et magnifique cheminement et avancement  en suspension de l'instrument sur l'orchestre, presqu'une domination sur l'orchestre,on ne peut s'empêcher de penser au dernier Scriabine orchestral,celui du poème de L'extase et même celui du feu, mais ce qu'en fait Höller reste très personnel, là fanaux ou signaux qui sont censés évoquer de petites lanternes montrant leur lumière aux voyageurs nocturnes perdus .composé en 1989 et en parallèle à 1789, l'oeuvre ou la trompette est partout présente ,et a d'après le compositeur ,un peu la fonction du clairon militaire , ainsi que le mi bémol insistant sous toute ses formes , est une allusion à l'Eroïca (livret) , bref c'est une oeuvre toute en tension et éclatement, jusqu'à l'apaisement final.Le trio qui suit Reveries ,sont des poèmes sonores très réussis sont à relier à un cycle de poèmes de Cees Nooteboom.Tout en s'appuyant sur la forme classique du trio,moi je ressens encore là l'influence de Scriabine , Höller en fait encore quelque chose de très personnel. Pour la troisième oeuvre du CD Pensées, si l'on s'appuie sur le livret pour commenter ce second concerto pour piano de Hôller,l'oeuvre se rattache aux célèbres pensées de Blaise Pascal, ce qui peut paraître extrêmement ambitieux, si ce n'est plus .L'oeuvre est divisée en deux parties, la première l'homme sans Dieu, la seconde , l'homme avec Dieu .C'est vrai que l'oeuvre est imposante et ne laisse pas indifférent, même si je me méfie toujours des programmes en musique,le but à atteindre peut paraître en de ça de ce qu'en a voulu ou pensé le compositeur.L'oeuvre en elle-même si elle a un côté démonstratif et classique ,parfois joyeux et a une résonnance intérieure assez puissante si ce n'est tragique, du moins assez troublante dans la seconde partie,le piano étant la plupart du temps réduit à lutter contre l'orchestre.Cette oeuvre imressionnante a été suscité par la mort de sa femme ,si le moment est terrible , l'oeuvre n'est pas désespèrée ni angoissante,il y a des passages qu'on pourrait interprèter comme "éclairs sur l'au-delà "  pour paraphraser Messiaen d'une réelle puissance suggestive et interrogative .D'après le livret, la base de la composition est une figure de 24 notes développée à partir du premier motif de la triple fugue à cinq voix en ut dièse mineur du 1er livre du CBT de Bach, l'une des pièces de prédilection de Giséla Sewing.Bref ,c'est une oeuvre d'une réelle puissance émotionnelle qui finit méditativement et sereinement , ce disque vraiment est une merveille!
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gluckhand

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