Les symphonies d'Egon Wellesz (1885-1974 )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les symphonies d'Egon Wellesz (1885-1974 )

Message par gluckhand le Mer 27 Aoû - 8:28

ça fait plusieurs années que je fréquente ce compositeur et je ne connais pas de compositeur plus attachant musicalement que lui pour la même période historique, peut être Hartmann, d'abord ses premières symphonies sont d'une finesse d'inspiration, et d'un entrain prticulièrement jouissif, même si ça peut parfois passer pour des pastiches , tellement il s'imprègne formidablement de ses prédécesseurs symphonistes, et je pense que ses symphonies sont dans la grande tradition germanique si ce terme n'était pas péjoratif, quoiqu'il en soit les 5 premières symphonies de cet élève de Schoenberg sont toutes pleines d'entrain et pour moi formidables .La 9ème et dernière symphonie couplée sur ce disque avec la 2ème est pour moi carrément un chef d'oeuvre assez méconnu et c'est bien dommage,elle a une concision et une richesse harmonique inouie , et c'est un magnifique exemple parfitement réussi de cet élève de Schoenberg , sans tomber dans le clonisme, avec une magnifique inventivité continue tout au long de ses 23 minutes.Il faut remercier CPO d'avoir réalisé ce magnifique enregistrement des symphonies de Wellesz, un disque indispensable de musique contemporaine.
avatar
gluckhand

Messages : 147
Date d'inscription : 12/03/2014
Localisation : Amiens

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les symphonies d'Egon Wellesz (1885-1974 )

Message par gluckhand le Lun 22 Sep - 4:39

Pour moi, Wellesz reste  un des grands symphonistes de la fin du 20ème siècle, à l'exemple de sa 3ème symphonie qui reste bien sur  dans la grande tradition symphonique et romantique du 19ème siècle sans pour autant caricaturer ses devanciers.La 3ème symphonie est une oeuvre imposante et majestueuse mais qui ne manque pas de finesse et de profondeur  .Avec Wellesz on passe par le prisme curieux de plusieurs grands compositeurs, après un début assez fortement mahlérien, le deuxième mouvement est d'un lyrisme sombre et léger qu rappelle le meilleur Brahms, mais Wellesz ne se borne pas seulement à révérer le maître de Hambourg, il connaît aussi son Bruckner  par coeur et sur le bout de la baguette , il se sert beaucoup du contrepoint et les belles envolées planantes ne manquent pas chez ce compositeur ,ainsi que la belle prédominance des bois .Enfin dire ,qu'il y a aussi une légèreté mendelshonnienne très agréable chez Wellesz qui ne dépare en rien l'intèrêt de cette belle oeuvre , au contraire, ça reste un très grand symphoniste romantique dans sa première manière ,avant de devenir un des grands et pour finir pas très nombreux, symphoniste de l'école de Vienne.
avatar
gluckhand

Messages : 147
Date d'inscription : 12/03/2014
Localisation : Amiens

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum