Dillon James (1950)

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Dillon James (1950)

Message par Mélisme le Sam 5 Oct - 20:27

Compositeur anglais, né en 1950 à Glasgow, principalement autodidacte, commence la musique dans... des ensembles de cornemuses et dans des groupes de rock. Il est souvent associé au mouvement "nouvelle complexité" avec ses ainés Brian Ferneyhough et Mickael Finissy. En cause: la précision et densité impressionnantes voire parfois insurmontables de ses partitions, ainsi que les empilements fréquents de diverses fractions de temps, rendant l'interprétation parfois approximative.

Son bagage inclut des études musicales, d'art, de design, d'acoustique, de musique du nord de l'Inde, de linguistique, ou lui vaut encore d'être technicien de laboratoire à l'Imperial college au début des années 70, où l'on travaille à l'analyse de résultats des accélérateurs de particules du CERN.

Tous ces éléments vont alimenter une convergence vers des concepts alliant fréquemment des éléments métaphysiques, (avec un intérêt pour l'alchimie par exemple) et une pensée structuraliste.

Le compositeur poursuit une activité pédagogique depuis 1986, et enseigne actuellement à Minneapolis à l'université du Minnesota.

Du côté des oeuvres, on remarque une nette prédisposition aux cycles, que ce soit avec le gigantesque Nine Rivers, qui contient 11 pièces, parcouru de très variables ensembles instrumentaux, le triptyque contenant les pièces "Überschreitent" pour ensemble, "Helle Nacht" pour orchestre, et "Blitzschlag", les trois livres de "Traumwerk", ou encore les cinq volumes du "Book of elements" pour piano.

Il faut également lui compter 6 quatuors à cordes, une oeuvre musico/théâtrale "Philomela", des pièces solos pour piano, un concerto pour violon, et des pièces de musiques de chambre diverses.

De mon point de vue, je retiendrai particulièrement le "Book of Elements", édité au label NMC, superbe disque et partition (Peters), emprunte de clin d'oeil à la littérature pour piano, et d'une force expressive à la fois personnelle et éclatante.

La partition de "La femme invisible", 4ème volet de "Nine rivers" présente de très belles textures parmi toutes ses qualités, ainsi qu'une conduite dramatique très maitrisée. Certaines ruptures y sont parfois sidérantes, en témoignant. Elle est trouvable aussi chez NMC (le disque "East 11th Street") avec d'autres titres.

La pièce "Philomela" quant à elle est disponible chez Aeon, quelques pièces de musiques de chambre chez Montaigne, ou encore "Helle nacht et Ignis Noster" chez le même label.
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Re: Dillon James (1950)

Message par Cocotier le Dim 20 Oct - 8:54

Désolé, Mélisme, j'avais complètement "zappé" ton post. J'avoue que je découvre et le moins que l'on puisse dire est que cette musique est remarquablement structurée si j'en juge par l'écoute de quelques extraits - malheureusement trop courts mais néanmoins significatifs. "East 11th Street" et "Philomela", notamment, m'ont fait une excellente impression. Je crois que je vais me laisser tenter par un achat.
Accessoirement, James Dillon est né la même année que moi - et réciproquement - et bénéficie donc, à ce titre, d'un préjugé favorable.
En tout cas, merci pour ta présentation très complète.
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Re: Dillon James (1950)

Message par Mélisme le Lun 21 Oct - 18:34

Son language n'est pas facile d'accès, pourtant je trouve qu'on peut percevoir des directions fortes, et qu'il parvient à créer l'attente et la surprise. En tout cas c'est comme ça que je le perçois. J'adore ses textures également, et ce fourmillement présent chez Ferneyhough par exemple. J'y vois aussi quelque chose de proche de la nature, dans cette complexité qui confine à l'insaisissable dans ses partitions.

Je persiste sur ce disque:


On en trouve des extraits sur le tube  /watch?v=lzHPYnSebHo

A remarquer la citation de Debussy dès le début du recueil, le premier volume étant dédié à "l'air".
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Re: Dillon James (1950)

Message par Merlin le Sam 28 Déc - 8:18

J'ai enfin trouvé le temps d'écouter, et je dois dire que je suis séduit aussi. On retrouve le thème de la nature, puisqu'il s'agit d'un recueil de miniatures indépendantes, liées entre-elles par leur référence à un des 5 éléments:
- volume 1: air
- volume 2: eau
- volume 3: terre
- volume 4: feu
- volume 5: vide/vacant (void en Anglais)
Dillon tient à préciser néanmoins, que son oeuvre est une métaphore, pas une "illustration".
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